Armoiries
Les armoiries de la Société Nationale de l’Acadie étaient dévoilées à Miscouche, Île-du-Prince-Édouard, le samedi 31 août 1996 par Son Excellence, le très honorable Roméo LeBlanc, gouverneur général du Canada.
Les armes suivantes étaient concédées et assignées à la Société Nationale de l’Acadie: D’azur à une goélette d’argent habillée d’or soutenue de deux burelles ondées du même, arborant au grand mât une bannière d’argent flottante à senestre et inscrite ACADIE en lettres de sable, le tout surmonté de l’étoile de l’Acadie rayonnante d’or; Et pour devise: L’UNION FAIT LA FORCE.
La Fête nationale de l’Acadie

Lors du Tintamarre de Caraquet, le 15 août
La Convention nationale de Memramcook conduit aussi à l’adoption d’une date pour célébrer la fête nationale de l’Acadie. Après bien des débats animés, les délégués s’entendent sur le jour de la fête de Notre-Dame de l’Assomption, patronne de l’Acadie, célébrée le 15 août.
Hymne national acadien
En 1884, lors de la deuxième Convention nationale des Acadiens, tenue à Miscouche, à Île-du-Prince-Édouard, l’Ave Maris Stella est choisi comme hymne national de l’Acadie. Au moment du lever du drapeau que les Acadiens viennent de se donner, le tricolore français orné d’une étoile dorée, l’abbé Richard entonne ce chant bien connu de tous. Proposé par Pascal Poirier, adopté par l’assemblée, l’air de l’Ave Maris Stella servira désormais pour rallier le peuple dans un même chant.
Ce choix est, par la suite, remis en question pour diverses raisons, entre autres parce que certains n’aiment pas qu’un chant d’église soit chanté lors de fêtes où l’on sert de l’alcool. On suggère d’autres chants, mais aucun n’est retenu. En 1984, cent ans plus tard, la question n’est toujours pas réglée, mais c’est encore l’Ave Maris Stella que l’on chante, même en latin, à l’occasion des manifestations patriotiques.
En 1994, la Société Nationale de l’Acadie lance un concours invitant le public à créer une version française de l’Ave Maris Stella. C’est le texte de Jacinte Laforest, journaliste à La Voix acadienne (un hebdomadaire de l’Île-du-Prince-Édouard), qui remporte les honneurs. Cette version est chantée pour la première fois lors du spectacle de clôture du premier Congrès mondial acadien, par l’auteure-compositrice-interprète Lina Boudreau.
Voici les paroles de la version française, chantée sur l’air de l’Ave Maris Stella:
Ave Maris Stella
Dei Mater Alma
Atque Semper Virgo
Felix Coeli Porta (bis)
Acadie ma patrie
À ton nom je me lie
Ma vie, ma foi sont à toi
Tu me protégeras (bis)
Acadie ma patrie
Ma terre et mon défi
De près, de loin tu me tiens
Mon cœur est acadien (bis)
Acadie ma patrie
Ton histoire je la vis
La fierté je te la dois
En l’avenir je crois (bis)
Ave Maris Stella
Dei Mater Alma
Atque Semper Virgo
Felix Coeli Porta (bis)
Marie, la patronne du peuple acadien

Au cours de la Convention nationale de 1881, les délégués acadiens réunis à Memramcook élisent Notre-Dame de l’Assomption, comme patronne de la collectivité acadienne. Il n’est pas étonnant que le peuple acadien se place ainsi sous la protection de la Vierge, car la France a été consacrée à Marie sous le règne de Louis XIII, à l’époque même de la fondation de l’Acadie.
Évangéline

Le personnage fictif d’Évangéline est la plus connue des héroïnes acadiennes que la littérature ait produites. Dans les dernières décennies du 19e siècle et la première partie du 20e siècle, elle suscite une prise de conscience collective chez de nombreux Acadiens et Acadiennes à la recherche d’un sentiment d’appartenance à une identité culturelle.
Le poème Evangeline: A Tale of Acadia, de l’Américain Henry Wadsworth Longfellow, a été publié en 1847. Il raconte l’histoire d’amour de deux jeunes prétendants, Évangéline et Gabriel, qui ont grandi ensemble dans le village de Grand-Pré. Il décrit ce coin du monde comme une terre de paix et d’abondance, un paradis terrestre, une Arcadie du Monde Nouveau. Ce paradis est perdu lors de l’événement tragique de la Déportation (1755-1763). Les deux fiancés sont séparés, placés dans des bateaux différents qui transportent leur cargaison humaine vers les colonies britanniques situées le long la côte atlantique et devenues par la suite les États-Unis d’Amérique.
Dans la deuxième partie du poème, Évangéline recherche son fiancé, Gabriel. Après de longues années de pérégrinations, elle aboutit à Philadelphie et renonce finalement à retrouver son amour. Elle devient alors sœur de la Charité et se consacre au service des malades et des plus démunis de la ville. Au bout de quelque temps, une épidémie de variole fait des ravages dans la population. Parmi les malades amenés à l’hôpital où elle travaille, Évangéline reconnaît un jour son Gabriel. Celui-ci, mourant, expire dans ses bras. Le cœur brisé, l’héroïne ne tardera pas à suivre son fiancé dans la tombe.
Dans le poème, Évangéline est dépeinte comme une personne loyale, modeste, altruiste, fidèle, patiente et pieuse. Bref, elle représente l’idéal de la femme victorienne. Son courage, ses épreuves et son amour immuable pour Gabriel ont conquis l’admiration et le respect de générations de lecteurs, en Acadie et ailleurs.
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